Passer au contenu

Mon Noël au Musée Pierre-Boucher

2013 27 novembre
par Jacques
Noël des poupées

C’est demain, le 28 novembre 2013, que débute mon exposition Mon Noël au musée que je présente en duo avec Dis moi à quoi on joue de la peintre Solange Hubert. L’événement se tient jusqu’au 12 janvier 2014, au Musée Pierre-Boucher, 658 rue Laviolette, à Trois-Rivières.

Au plaisir de vous rencontrer au vernissage, le dimanche 1 décembre, à 13 heures, premier jour de l’Avent.

Et si le coeur vous en dit, pourquoi ne pas relire et revoir mon Calendrier de l’Avent que j’ai publié, jour après jour, ici-même l’an dernier… Atmosphère de Noël garantie!

À la manière de Jacques Thisdel

2013 28 septembre
par Jacques
P1020039

Dans le cadre des  Journées de la culture 2013, il y a aujourd’hui l’animation, À la manière de Jacques Thisdel, où le public est invité à créer de mots et des objets flottant dans l’espace inspirés de  mon œuvre Village en pots.

Forêt : une nouvelle exposition au Centre d’art de Kamouraska

2013 9 août
par Jacques
Dessine-moi une forêt

Comme le célèbre aviateur, j’ai entendu une petite voix me souffler à l’oreille Dessine-moi une forêt… J’ai aiguisé mes crayons de couleur et j’ai imaginé un bois où poussent des arbres bizarroïdes et vit une ménagerie d’animaux au comportement étrange. C’est Forêt, une exposition conçue pour tous les petits princes qui visiteront Étude du rêve au Centre d’art de Kamouraska, 111 avenue Morel, jusqu’au 27 octobre prochain.

Dans ma Forêt, croissent des espèces rarissimes… Des plumes blanches battent au vent dans L’arbre et l’oiseau, puisqu’en son cœur bat celui d’un pinson. Plus loin, des bulles légères flottent sur les branches de L’arbre et le poisson où se cache un carassin rouge évadé de son aquarium. Un fermier cueille des génisses à même L’arbre à vaches avant que trop mûres, elles ne tombent sur le sol. Au Feu vert, la voie est libre pour qu’un couple d’oiseaux y niche sa progéniture.

L’arbre à nuages produit des cumulus bien dodus à la dizaine. Avant que ne vienne l’orage… car dans mon bois, on peut aussi se perdre et être épouvanté par Le cri de la forêt qui rappelle, à l’évidence, celui d’Edouard Munch. Heureusement, il y a plus de peur que de mal et même les Feux de forêt sont des incendies bienfaisants qui éclairent la nuit, à la lueur des chandelles. Il n’y a pas de bucherons dans ma Forêt mais Le poète qui ramasse à la pelle les feuilles tombées de l‘arbre pour produire un nouveau recueil.

Il ne vous reste plus qu’à vous promener au bois et à vous rendre jusqu’au Cœur de la forêt, en prenant le temps de l’écouter battre au même rythme que le vôtre…

Territoires identitaires

2013 20 juin
par Jacques
P1020039

P1000830

C’est aujourd’hui, à 17 heures, au Musée du Bas-Saint-Laurent, que se tient le vernissage de l’exposition Territoires identitaires à laquelle je participe avec six autres artistes de la région: Michel Asselin, Baptiste Grison, Michel Lagacé, Michèle Lorrain, Pilar Macias et Karine Ouellet.

J’ai choisi de créer une œuvre qui se veut une interprétation très personnelle et subjective du concept de l’exposition. Mon territoire identitaire est le lieu que j’habite, la terre où je m’enracine, le paysage qui me façonne. Depuis 40 ans, je partage ma vie entre la Capitale nationale et le Bas-Saint-Laurent, entre Québec et Rivière-du-Loup, entre la ville et la campagne, entre le lieu de ma naissance et celui de mon travail.

Longtemps j’ai rêvé de m’installer à Notre-Dame-du-Portage. Je me revois parcourant le village d’est en ouest, regardant chaque maison construite le long de la route du fleuve, cherchant celle que où je pourrais m’implanter. J’arrêtais souvent au cœur du village, là où trône l’église entourée du presbytère, du cimetière et de l’école. J’aimais me rendre jusqu’au bout du quai pour regarder le fleuve mais aussi me retourner pour mieux voir ce long alignement de maisons d’été. Combien de fois ai-je imaginé y habiter une maison quatre saisons, belle comme une hydrangée?

C’est en 1984 que j’ai trouvé celle qui me convenait, une construction toute simple et banale dans un paysage grandiose, un petit lopin de terre devant une immense étendue d’eau, un paysage à couper le souffle et à donner du souffle. J’y ai emporté mes pénates et je m’y suis transplanté comme une bouture qu’on coupe d’un plant mère pour mieux pousser et grandir.

Je me suis approprié ce minuscule territoire et je l’ai marqué de mon empreinte, en dessinant un jardin, en plantant des arbres et des arbustes, en semant des fleurs, en rendant le sol de plus en plus fertile, d’année en année. J’ai transformé mon coin de terre et mon coin de terre m’a transformé. À Notre-Dame-du-Portage, je suis plus proche de la nature, je baisse la cadence, je vis au rythme des saisons, dans le calme, le silence, la beauté et la contemplation de mon environnement. C’est dans cet échange continu entre le paysage extérieur et intérieur que se façonnent l’identité et le territoire, que ce soit à une échelle lilliputienne ou géante.

Village en pots

De cette expérience personnelle du territoire, j’ai fait un village fleuri, pas celui des concours, mais florissant dans une mise en scène allégorique où je fusionne le bâti et le végétal. Autant j’ai de plaisir à mettre mes mains dans la terre, autant j’aime plier le fil de fer et le transformer en objets qui se tracent dans l’espace.

Pour Territoires identitaires, j’ai créé une douzaine de petites sculptures, chacune représentant un élément-type du village (ex. maisons, église, école). Tous les bâtiments sont montés sur des tiges et poussent dans des pots de grès. Comme des plantes que j’aurais semées… Le regroupement des pots forme un village inspiré de Notre-Dame-du-Portage et de tous ceux que l’on retrouve le long du fleuve Saint-Laurent mais aussi dans les autres régions du Québec.

Pour moi, planter un village dans des pots de grès, c’est l’enraciner au plus profond de moi-même, le voir pousser et s’épanouir jour après jour, grâce à mes bons soins. Pour qu’il survive au passage du temps et aux menaces qui le fragilisent… Pour préserver son identité et mon identité.

Chaque sculpture est faite de techniques mixtes et l’ensemble de l’œuvre mesure environ 1½ pi de hauteur par 4 pi de longueur. Elle est fixée au mur, comme sont les plantes déposées sur le rebord d’une fenêtre pour bénéficier de la lumière naturelle.

Secrets d’ateliers

2013 20 juin
par Jacques
P1010848

afficher la suite…

Ma forêt de sapins de Noël

2012 26 décembre
par Jacques
Sapin de sapinsR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S’il ne tenait qu’à moi, le 25 décembre serait tous les jours de l’année. Est-ce que pour cela que je collectionne les sapins de Noël, une fois la Noël passée?  Chose certaine, ma forêt de sapins s’agrandit d’année en année… Je ne résiste pas à l’envie d’y planter d’autres arbres miniatures, je cours les ventes d’après Noël, je fouille dans les marchés aux puces, je succombe à la tentation chaque fois que je vois un sapin qui me fait envie, du plus kitsch au plus classique. Ma collection, je l’ai sortie de mon coffre aux trésors pour la partager avec vous et avec les visiteurs de l’exposition Mon Noël à la galerie.

Même si la période de l’Avent est terminée, même si le jour de Noël est passé, même si les cadeaux sont déballés, même si la dinde est digérée, je contemple toujours mon beau et grand sapin, le roi de mon salon jusqu’à l’Épiphanie.

Jour 25 – P’tits Jésus

2012 25 décembre
par Jacques
semaine25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs p’tits Jésus semblent flotter dans un liquide amniotique, comme si Marie et Joseph avaient bénéficié des plus récentes techniques de reproduction. Ils sont si nombreux qu’on les compte à la livre comme le fromage P’tit Québec qui trône sur toutes nos tables familiales. Chacun peut avoir son P’tit Jésus, du format qu’il préfère. N’en déplaise à ceux et celles qui pourraient en être offusqués, mon P’tit Jésus n’est pas sacralisé.

Il en est tout autrement du Jésus qui vient de naître dans les crèches des églises. Il repose calmement, veillé par ses parents, Marie et Joseph. Les bergers et leur troupeau entourent le divin enfant, le bœuf et l’âne le réchauffent et les anges veillent sur lui. La représentation de la Nativité m’a toujours fasciné. J’avais hâte de voir la crèche lorsque j’allais à la messe de minuit. L’odeur de l’encens, les grands cierges allumés, le cérémonial de la liturgie, les cantiques qui résonnaient dans l’Église, tout cela contribuait à la magie du Noël que j’aimais tant.

Nous n’avons pas de crèche de Noël sous notre sapin mais je me souviens de celle que possédaient mes parents. Même si elle était modeste, elle était le joyau de nos décorations de Noël. Papa l’avait fabriquée lui-même avec du contreplaqué et maman l’avait décorée avec ce qu’elle avait sous la main. Des boîtes à chaussures étaient dissimulées sous les montagnes de papier rocher. La neige qui couvrait le toit de la crèche était fabriquée avec du savon fouetté au batteur électrique. Je me demande encore où maman avait déniché cette idée, mais le résultat était probant.

La pièce maîtresse de notre crèche était, sans contredit, le petit Jésus de cire déposé sur son berceau de paille. Il était magnifique même s’il n’était pas à l’échelle des autres personnages. On aurait dit qu’en quelques heures, Jésus avait vieilli de plusieurs mois. J’étais fasciné par ce petit enfant beau et délicat, couché sur une mangeoire de paille. Avec ses yeux de verre, ses cheveux blond naturel et sa jolie robe blanche, il semblait si vrai et en tous points, pareil aux images pieuses que je conservais dans mon missel.

Depuis longtemps je n’ai plus ni missel, ni images pieuses, mais je sais que pour tous les chrétiens, le 25 décembre est  avant tout une fête religieuse.  Il est minuit et Jésus vient de naître… Le temps de l’Avent prend fin et cède la place à la célébration de la naissance du divin enfant.

Il es né le divin enfant
Jouez hautbois, résonnez musettes
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement.

Jour 24 – L’arche de Noël

2012 24 décembre
par Jacques
semaine24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un navire allégorique vogue sur l’eau et roule sur la terre, par beau temps et mauvais temps, contre vents et marées, du pôle Nord au pôle Sud, c’est L’arche de Noël. En voici l’histoire…

Depuis des mois, une très désagréable rumeur circule à travers la toundra. On ne célèbrera pas la Noël cette année. Après des siècles et des siècles de festivités, il n’y aura pas de réjouissances le 25 décembre. Nulle part dans le monde, les petits et les grands enfants ne recevront leurs étrennes. Suspendue la tradition séculaire du temps des Fêtes.

Plusieurs craignent même le pire… Foi de Mayas, la fin du monde arrivera le 21 décembre, au solstice d’hiver. «Quatre jours avant Noël! Y avez-vous pensé?», riposte le Père Noël, en prêtant l’oreille aux oiseaux de malheur. À l’insu de tous les météorologues, ceux-ci prédisent même une grande catastrophe naturelle, un déluge de neige pendant quarante jours et quarante nuits. De quoi faire disparaître les cheminées des maisons, rendre périlleuse la livraison des cadeaux, et nulle la visibilité dans la voie lactée. Comment se rendre au Sud par un temps pareil?

Même s’il est sceptique, le Père Noël préfère ne courir aucun risque. Après tout, si une telle catastrophe arrivait, tous les lutins seraient en chômage et lui-même devrait fermer boutique. Et Dieu sait à quel point il n’est pas disposé à prendre sa retraite, malgré tout le bien qu’en disent les nouveaux sexagénaires!

Le Père Noël décide alors de convoquer une assemblée extraordinaire de tous ses lutins. Coûte que coûte, les enfants du monde entier doivent festoyer la nuit de Noël, leur déclare-t-il. Ce n’est pas un déluge de neige qui nous empêchera de rendre les étrennes de Noël, à bon port. Rendre à bon port… Et oui, c’est la solution, s’exclame le Père Noël. Comme mon ancêtre Noé, je braverai le déluge de neige sur une arche. La mer sera certainement plus sûre que le ciel.

Les lutins se mettent vite à l’ouvrage, car le temps est compté.  Ils construisent une belle arche de Noël, rayée rouge et blanc, et suffisamment grande pour engranger tous les cadeaux qu’ils ont fabriqués et y loger les blancs moutons choisis pour veiller sur la crèche du P’tit Jésus.

Le navire amphibie est maintenant prêt à affronter toutes les intempéries. Dans la cale du bateau, les étrennes sont rangées à côté des moutons qui bêlent un peu, en se faisant une place sur la paille. Levez les amarres, ordonne le Père Noël. D’une main assurée, il prend le gouvernail et met le cap sur le sud. Et vogue sur les eaux de l’Arctique, l’arche de Noël…

Le jour fatidique arrive sans que le ciel ne tombe sur la terre. À peine l’arche de Noël est-elle secouée par une tempête de neige, des vents forts, de la poudrerie, pas de quoi fouetter un Père Noël ni ses blancs moutons! Ah! Ces Mayas, ils nous ont bien eus, pense-t-il en souriant.

Le Père Noël arrive à bon port le 24 décembre, comme prévu. Il s’apprête à accoster son arche de Noël au quai de Québec et à faire descendre tous les blancs moutons qui doivent garder la crèche du P’tit Jésus. Ouf ! Ils l’ont échappé belle, et nous aussi.

Sortez vos biscuits, versez un verre de lait, le Père Noël arrive…

 

Jour 23 – Le père, le fils et …

2012 23 décembre
par Jacques
semaine23

Le père, le fils et ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux ornements suspendus au firmament, un grand et un petit sapins. Au-dessus d’eux, un oiseau veille… Le père, le fils et… la nuit de Noël qui approche à grands pas.

Je me souviens de mon premier Noël avec le Petit homme venu vivre avec ma blonde et moi. C’était il y a vingt ans. Nous avions très hâte de célébrer cette grande fête ensemble. Petit homme était particulièrement excité, car il n’avait jamais connu de semblable féérie.

Le soir venu, nous voulions qu’il dorme un peu avant le Réveillon. Il avait tellement hâte qu’il n’arrivait pas à fermer ses jolis yeux. J’enchaînais les histoires les unes après les autres, mais aucune d’entre elles n’avait l’effet soporifique que j’espérais. Il s’est finalement assoupi, un peu avant que ne sonnent les douze cloches de minuit.

Je me revois encore chantant Mon beau sapin au pied de l’escalier, alors qu’avec ma blonde, il descendait les marches, en laissant glisser sa petite main sur la rampe. Petit homme était tout sourire et portait fièrement son pyjama rouge et la tuque du Père Noël. J’étais tellement ému devant mon Petit Noël que je fus incapable de terminer mon hommage au Roi des forêts.

En entrant dans le salon, il fut ébahi. Le feu dans la cheminée, son bas de Noël débordant de petites surprises, les bougies allumées, le sapin grandiose et les cadeaux au pied de l’arbre… c’était la magie de Noël dont il avait si longtemps rêvé. Ses beaux yeux bruns brillaient autant que tous les ornements scintillants.

Petit homme tenait absolument à jouer le rôle du Père Noël. Un verre de lait et un biscuit l’attendaient. Il mangea sa collation, avant de procéder à la distribution des cadeaux. Notre Petit Noël s’acquitta de sa tâche avec brio, remettant les présents à chacun. Lorsque venait son tour, il délaissait sa fonction pendant quelques minutes pour céder au plaisir, non de donner mais de recevoir. Après la surprise, la découverte et l’échange de bisous, Petit homme prenait le temps de rassembler et d’empiler ses présents, comme le font les écureuils lorsque vient l’hiver. Aussitôt le dépouillement de l’arbre terminé, il fit un saut dans sa chambre pour y ranger ses étrennes. Craignait-il qu’avec l’aube, elles ne disparaissent à tout jamais et que notre première nuit de Noël n’ait été qu’une illusion ? Peut-être…

Chose certaine, pour nous, le plus beau cadeau, c’était lui…, notre Petit homme, notre Petit Noël. Nous formions une magnifique Trinité et au fond de nous, nous faisions le vœu que l’oiseau de Noël veille sur notre famille.

 

Jour 22 – Sapin de sapins

2012 22 décembre
par Jacques
semaine22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une plantation abracadabrante, des sapins de Noël couverts d’un léger frimas, poussent sous un arbre de verre, jusqu’à la récolte de novembre. Et débute alors le tour du monde des beaux conifères qui égaient les festivités de Noël. C’est mon Sapin de sapins.

Dans ma forêt, il y a aussi beaucoup d’autres arbres… Depuis près de trente ans, je choisis notre sapin de Noël chez monsieur Nowell, au marché de Noël du Vieux-Port. Il connaît mes goûts et  les exigences de ma blonde. Notre sapin doit être très grand pour que l’étoile des Rois mages effleure le plafond de notre salon. De loin, nous préférons les sauvageons, leur désordre, leur inégalité, leur «sans culture», mais ils sont parfois trop rebelles, c’est le risque. Les sauvageons, c’est comme le vin, il y a d’excellents crus et quelques fois, des moins bons. Plusieurs nous pâment mais certains nous damnent.

Je me souviens particulièrement d’un spécimen à la forte tête. Mécontent d’avoir été déraciné de sa forêt sans que nous obtenions son assentiment, il décida de pointer ses branches, très haut vers le firmament, même s’il avait élu domicile, forcé, dans notre maison. Visiblement, il implorait le ciel de le ramener dans le bois… Nous espérions qu’il déploie ses ramages pour que nos décorations s’y nichent confortablement. Peine perdue! Ma blonde était au désespoir et avant que le pire n’arrive, j’ai dû user d’imagination et d’habileté…

J’ai pris plusieurs cintres dans le vestiaire; je les ai étêtés, coupés et j’ai raidi la courbure de leur arc jusqu’à ce qu’ils se métamorphosent en longues tiges. Armé de ces baguettes de fer, je vins à bout de l’entêtement du sapin. Je matai toutes branches qui, sous la contrainte, baissèrent les bras. Chacune passa la période des fêtes attachée au tronc de l’arbre. Le sapin fut dompté, bien malgré lui et personne ne remarqua le tour de force. Il faut dire que les lumières, les boules de Noël, les guirlandes et les glaçons camouflèrent le subterfuge. Et toute la famille succomba à la magie de Noël, en ne sachant pas à quel point notre sapin nous avait causé du fil à retordre…